dimanche, 29 juin 2008

La croissance durable dans nos caddies

Info "Le Grenelle de l'environnement" : 

Le Grenelle Environnement, ainsi que la Semaine du développement durable, avaient mis en exergue la part importante d’une consommation et d’une production respectueuses de notre environnement et ses ressources naturelles. Tout le monde doit donc être concerné, du consommateur au producteur. Voilà pourquoi une convention entre le ministère de l’Ecologie, de l’Énergie, du Développement Durable et de l’Aménagement du territoire, la Fédération des entreprises du Commerce et de la Distribution (FCD) et les enseignes du commerce et de la distribution a été signée. Ainsi, de nombreuses initiatives en provenance des acteurs de la grande distribution sont mises en place, permettant de choisir un mode de consommation durable et raisonné.

Une convention pour la consommation durable

Cette convention, signée le 29 janvier 2008, nouvelle déclinaison opérationnelle du Grenelle Environnement, définit plusieurs engagements majeurs sur lesquels le commerce et la distribution se fixent des objectifs précis :

Informer les consommateurs sur les principaux impacts environnementaux des produits de consommation courante ;

Doubler, à horizon de trois ans, le nombre de produits mis sur le marché bénéficiant d’un éco-label ;

Augmenter d’au moins 15 % par an la part des produits issus de l’agriculture biologique dans le total des ventes alimentaires ;

Réduire encore la production de déchets d’emballages d’au moins 10% ;

Généraliser la démarche de bilans carbone pour connaître et maîtriser les émissions carbone et améliorer l’efficacité énergétique des magasins.

Du concret !

De nombreux acteurs de la grande distribution ont donc prouvé leur engagement pour une production et une consommation durables. Voyons maintenant comment cela se traduit dans les rayons.

Chez les enseignes du Groupe Casino, c’est tout un système d’étiquetage qui va être mis en place sur les produits de la marque, indiquant clairement leur impact environnemental, afin de toujours mieux informer le consommateur.

http://www.supercasino.fr/etiquetage-environnemental.html... IndiceCarboneCasino-1-2.jpg

Les partenariats entre ONG et entreprises privées ayant déjà fait leurs preuves, Carrefour s’est associé à la WWF, fondation pour la sauvegarde de la biodiversité, pour sensibiliser ses clients au développement durable. Animations, guide d’achat, mise en valeur des produits éco responsables ou encore campagne pour la suppression de sacs en caisse ont organisé.

En ce qui concerne les éco labels, Monoprix a mis en place au sein de ses magasins toute une signalétique, avec pour mascotte un manchot des banquises, pour mettre en valeur les produits éco labellisés.

Face au problème que représente les emballages, plusieurs enseignes se sont mobilisées. La marque Leclerc propose donc une éco conception de tous ces packagings, permettant une économie annuelle de plus de 1.3 tonne d’acier, 5 tonnes de carton et 11 tonnes de plastique ! Au sein des supermarchés Cora, priorité à la revalorisation des emballages usagés. Ainsi, les intercalaires des palette d’eau son offerts aux clients pour l’isolation des caves et des greniers ou bien encore les cartons d’emballages sont conservés et mis à disposition des clients pour leurs déménagements.

De nombreux autres engagements existent, comme par exemple la création d’une marque Bio par les Mousquetaires, qui propose uniquement des produits issus de l’agriculture biologique.

Que ce soit en matière d’économie d’énergie, avec le supermarché Système U de Thouars, premier supermarché produisant de l’électricité photovoltaïque, ou bien encore de réduction des emissions de gaz à effet de serre, de nombreuses initiatives voient le jour et soulignent la volonté des acteurs de la grande distribution de favoriser une consommation raisonnée et durable.

Pour en savoir plus :

- Télécharger le dossier de presse

http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environne...

mercredi, 25 juin 2008

Téléphones mobiles : vingt scientifiques appellent à la prudence

Réuni autour de David Servan-Schreiber, auteur d'« Anticancer », un collectif de scientifiques tente de sensibiliser la population aux dangers sanitaires liés à l'utilisation excessive des portables.  

Hélène Puel, 01net., le 16/06/2008 à 19h26

Les 55 millions d'abonnés au téléphone portable en France courent-ils un danger ? Le risque est suffisant pour que vingt scientifiques, dont d'imminents cancérologues français et étrangers, lancent un appel à la prudence quant à l'utilisation excessive des mobiles. L'exposition à leurs ondes favoriserait à long terme le développement de cancers.

Plus précisément, « les études les plus récentes, qui incluent des utilisations de téléphones portables pendant plus de dix ans, montrent une association probable avec certaines tumeurs bénignes (neurinomes du nerf acoustique) et certains cancers du cerveau, plus marquée du côté d'utilisation de l'appareil », assènent les signataires, réunis autour du psychiatre David Servan-Schreiber, auteur d' Anticancer (1). Parmi eux, on compte le professeur Henri Pujol, ancien président de la Ligue nationale contre le cancer. Le collectif publie également une liste de dix recommandations destinées à limiter les risques liés à l'utilisation des téléphones mobiles. Depuis plusieurs années déjà, diverses études tendent à démontrer la nocivité possible de ces appareils sur la santé. En France, en début d'année, l'université Blaise Pascal à Clermont-Ferrand avait démontré des réactions de stress sur des plants de tomates exposés aux ondes des téléphones portables. Un rapport américain publié en 2007 va plus loin (le Rapport BioInitiative, qui compile les résultats de plus de 1 500 études). Il affirme que l'utilisation excessive des mobiles augmenterait le risque de leucémie chez l'enfant, ainsi que le développement de troubles neurologiques comme la maladie d'Alzheimer. Des études que les opérateurs et équipementiers remettent en cause pour leur manque de rigueur.

« Rien de nouveau sur le plan scientifique »

Du côté de l'Association française des opérateurs mobiles (Afom), on minimise l'impact de l'initiative de ce collectif de scientifiques. « Cet appel se base sur des études existantes et n'introduit rien de nouveau sur le plan scientifique. » Les opérateurs se retranchent derrière la position du ministère de la Santé, lequel concluait en ce début d'année 2008 : « Aucune preuve scientifique ne permet aujourd'hui de démontrer que l'utilisation des téléphones mobiles présente un risque notable pour la santé, que ce soit pour les adultes ou pour les enfants. » Le ministère a pourtant opté pour le principe de précaution et a notamment recommandé aux parents de ne pas exposer leurs enfants aux ondes de ces téléphones.

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Aujourd'hui, les signataires vont bien plus loin que leur autorité de tutelle. Et évoquent un possible risque sanitaire. « Nous sommes aujourd'hui dans la même situation qu'il y a cinquante ans pour l'amiante et le tabac », expose au Journal du dimanche, Thierry Bouillet, cancérologue, directeur de l'Institut de radiothérapie du Centre hospitalier universitaire Avicenne, à Bobigny.

Une comparaison que rejette l'Afom : « Au niveau des risques sanitaires, tabac et téléphonie mobile n'ont rien à voir. Il s'agit pour le tabac d'un risque quasi épidémiologique, alors que pour l'utilisation du portable, le ministère de la Santé reconnaît la possibilité d'un risque dit faible. »

L'étude Interphone menée par 13 pays européens pourrait permettre de trancher. Ses résultats définitifs, qui sont attendus depuis plus de deux ans, pourraient être publiés d'ici à la fin de l'année. L'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail, saisie par la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, devrait également remettre ses conclusions « sur les risques liés à l'exposition aux radiofréquences ».

Ses précédents rapports avaient conclu, en 2003 et 2005, au faible danger des téléphones portables et à l'absence de nocivité des antennes relais. Plus localement, le Conseil de Paris a annoncé ce lundi 16 juin qu'il allait commander une étude comparative pour « limiter les risques sanitaires éventuels liés à l'exposition du Wi-Fi », notamment déployé dans les bibliothèques de la Capitale.

Dix recommandations pour un usage raisonné

Mais, pour les signataires, il n'est plus temps d'attendre les conclusions de nouveaux rapports. « Nous avons assez d'informations pour recommander aux personnes d'utiliser avec modération et en prenant le plus de précautions possibles leurs portables », confiait ce lundi matin au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC (2), Annie Sasco, directrice de l'équipe d'épidémiologie pour la prévention du cancer à l'Inserm de Bordeaux.

En savoir + : http://www.01net.com/editorial/382636/telephones-mobi...

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/06/16...

http://www.sante.bouyguestelecom.fr/

mardi, 27 mai 2008

Consultation sur l’eau : mode d’emploi

"Lancée depuis le 15 avril 2008, la consultation nationale sur l’eau passe à la vitesse supérieure par l’envoi de questionnaires à plus de 28 millions de foyers. Chacun est invité à donner son avis sur les mesures proposées par son agence de l’eau.

http://www.eaufrance.fr/

543377412.pngL’eau c’est la vie. donnez-nous votre avis !, c’est à travers ce slogan que le ministère du développement durable appelle les citoyens et tous les acteurs du domaine de l’eau à s’exprimer sur la gestion des masses d’eau et les mesures à mettre en place pour en améliorer la qualité. Spot radio, télé, expositions, affichage, débats… tout est fait pour mobiliser les « aquacitoyens » jusqu’en octobre prochain.
À partir du lundi 19 mai, 28 millions de foyers vont
par ailleurs recevoir un questionnaire. Spécifique à chaque bassin hydrographique chaque questionnaire présente les mesures prévues par les agences de l’eau sur la période 2010-2015 dans le cadre de leur Schémas Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Lutte conte les pollutions, maîtrise des risques d’inondation, source d’eau potable ou encore coûts des mesures, de nombreux aspects sont abordés et détaillés avec schémas et graphiques à l’appui. Certains bassins hydrographiques insistent sur les problèmes spécifiques à leur territoire. Le bassin Adour-Garonne par exemple regroupe 40% des surfaces irriguées du pays. En Loire-Bretagne c’est aussi l’agriculture qui pose problème alors que le bassin Artois-Picardie est confronté à des pressions industrielles et démographiques importantes alors qu’il n’accueille qu’1% du débit d’eau du territoire.
Après avoir pris connaissances de ces informations, les citoyens sont invités à répondre à quelques questions à choix multiples. Plus ou moins précises, ces questions attendent des avis et impressions sur les mesures prévues par le bassin : sont-elles adaptées, suffisantes ou trop ambitieuses ?

En plus de ce questionnaire également disponible sur Internet*, le public peut s’exprimer en consignant son avis dans les registres prévus à cet effet au siège des agences de l’eau, dans les préfectures des départements ou sur les sites Internet des agences ou tout simplement en renvoyant une contribution libre, individuelle ou collective aux agences.
Outre le public, les conseils régionaux, généraux, les chambres consulaires, les conseils économiques et sociaux régionaux et autres assemblées et conseils seront également consultés de janvier à avril 2009.527881306.jpg

Les résultats de cette consultation nationale devraient être pris en compte pour compléter les SDAGE en cours de révision et qui doivent être validés avant l’été 2009. Ces documents de programmation doivent désormais intégrer les objectifs de la directive européenne sur l’eau qui engage les Etats membres dans un objectif de reconquête de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques. Son ambition : les milieux aquatiques européens doivent être en « bon état écologique » d'ici à 2015, sauf si des raisons d'ordre technique ou économique justifient que cet objectif ne peut être atteint. Contrairement aux politiques antérieures plutôt axées sur des objectifs de moyens, cette directive impose désormais des objectifs de résultats …"

En savoir + : http://www.actu-environnement.com/ae/news/consultation_ea...

 

lundi, 12 mai 2008

Pollution de l'environnement par les médicaments

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« L’industrie pharmaceutique est confrontée à un nouvel enjeu environnemental, jusqu’ici totalement ignoré par les pouvoirs publics. Des études récentes ont montré un phénomène inquiétant de dissémination de molécules médicamenteuses dans la nature pouvant avoir des effets néfastes sur la faune.

Mesuré pour la première fois au cours des années 70 aux Etats-Unis, le problème de la présence des principes actifs des médicaments dans notre environnement via les eaux usées n’est devenu un sujet de préoccupation que récemment, après que des études ont montré des effets négatifs sur les poissons notamment.

Le problème de ce phénomène est notre méconnaissance de son ampleur. Nous disposons de très peu d’évaluations de la présence des substances médicamenteuses dans l’environnement. Tout d’abord, personne n’a jamais vraiment cherché à mesurer la présence de ces molécules. Les premières grandes études ont été menées à Berlin au début des années 2000. Par ailleurs, les systèmes de détection ne sont pas nécessairement disponibles pour des molécules faiblement concentrées et pour lesquelles il n’y a pas eu auparavant de développements particuliers des systèmes de mesures.

Les conséquences de ces pollutions sont encore très largement inconnues. Dans la Seine ou la Tamise, la présence de nombreuses molécules ont montré un effet de perturbateurs endocriniens pour les poissons, induisant des transformations des organes sexuels et des troubles de la reproduction. La question des conséquences sur l’être humain via la consommation d’eau potable est pour l’instant jugée peu préoccupante d’une manière générale. En effet, le processus de potabilisation de l’eau permet de détériorer une partie de ces polluants. Cependant, certains molécules ne sont pas dégradées par ce processus et provoquent l’inquiétude car les risques sont difficiles à évaluer.
Beaucoup plus directement par contre, le risque de perturbation de nombreux écosystèmes est avéré, comme le montre l’exemple des poissons de la Seine. Dans un registre connexe, le risque de développement de bactéries de plus en plus résistantes aux principes actifs des médicaments qui se diffusent dans l’environnement risque de rendre inefficaces certains de ces produits.

Quels remèdes possibles ?
Face à ce nouvel enjeu, les marges de manœuvre sont limités, aussi bien pour les pouvoirs publics que pour les laboratoires. La première réponse évidente est de réduire la consommation de médicaments, dans les pays développés. Mais là ou des arguments financiers (réduction du déficit de l’assurance maladie) ont échoués dans la réduction de la consommation de médicaments, on imagine mal ce nouvel argument environnemental remettre en cause nos habitudes de consommation.

Thomas Sanchez
Mis en ligne sur NOVETHIC le : 26/03/2008 »

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id...

dimanche, 11 mai 2008

13 Mai : Loi OGM en seconde lecture

OGM Danger !

En février dernier a été signé par Michel Barnier, Ministre de l’agriculture, un arrêté d’interdiction du maïs transgénique MON 810. Depuis, une loi sur les OGM doit être votée.

Une loi plusieurs fois repoussée ce qui a valu une condamnation de la France par la Cour de justice européenne parce qu’elle n’avait pas transposé la Directive fixant les règles de la culture OGM. Cette condamnation a été suivie d’un rappel à l’ordre de la Commission européenne avec la menace d’une amende de 38 millions d’euros, assortie d’une astreinte journalière de 360.000 €.

Lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy s’est engagé à transposer cette directive OGM. Mais il se trouve que les consommateurs rejettent les OGM à 77% selon un sondage Ifop pour le ministère de l’Ecologie effectué en ce début 2008. Ces 77% ont approuvé la décision du gouvernement de suspendre la culture du MON 810.

Permettre la coexistence des cultures OGM avec les cultures non OGM est la difficile mission assignée à cette future loi. En effet cette loi, votée en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril, n’a recueilli l’approbation que d’une faible majorité des présents, et d’une minorité de députés. Seul acquis positif, le texte reconnaît que les plantes transgéniques ne peuvent être cultivées que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés », et en toute transparence ».

Cela est impossible pour les écologistes dans la mesure où le pollen est transporté par le vent, les abeilles et les oiseaux. Cette ambiguïté est déjà inscrite dans la directive européenne qui est favorable à la liberté de produire des OGM tout en cherchant à protéger la santé des consommateurs et l’environnement. Aux Etats membres de définir une réglementation la mieux appropriée possible !

C’est la raison pour laquelle les débats se focalisent sur « la distance » à respecter entre les cultures OGM des cultures conventionnelles, et sur le seuil de contamination acceptable. Les cultivateurs demandent une distance de 25 à 50 mètres afin de rester en-deca du seuil de 0,9%, à partir duquel, selon la directive 2001/18CE, un produit doit être étiqueté OGM. Les écologistes comme les apiculteurs contestent cette position en mettant en avant que du pollen de maïs OGM a été retrouvé à plusieurs kilomètres des champs OGM. De plus, pas question pour eux, d’accepter des produits contenant jusqu’à 0,9% ! C’est aussi ce que soutient la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) : « le zéro contamination doit être la règle. Une pollution des cultures conventionnelles et bio doit rester exceptionnelle » affirme Vincent  Perrot, délégué général.  

Selon OGM Danger, 115827804.gif« les cultures d’OGM en plein champ posent de nombreuses questions irrésolues, en particulier sur les impacts à long terme des OGM sur la santé, l’environnement, les pratiques agricoles. Tout montre que là où les OGM sont cultivés à grande échelle, la liberté et le choix de produire et consommer sans OGM sont irrémédiablement perdus ».

Le Grenelle de l’environnement avait conclu à la nécessité d’une loi OGM qui garantisse le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM.

Cette conclusion a été modifiée par le droit et la liberté de produire et consommer avec ou sans OGM, et c’est ce paradoxe qui est inscrit dans la loi OGM qui sera débattue en seconde lecture à l’Assemblée Nationale le 13 mai prochain.

Il y a deux façons de s’opposer aux OGM lors du débat sur le projet de loi OGM :

  1. La première méthode consiste à demander directement ce que l’on souhaite, c’est l’objet de la pétition que nous soutenons : http://www.OGM-jedisnon.org
  2. La seconde méthode consiste à proposer des amendements tels que leur adoption équivaut à une impossibilité pratique de culture. De nombreuses associations sont engagées dans ce combat difficile, voir par exemple http://www.stop-ogm.org »177285607.gif

samedi, 10 mai 2008

Alerte sur l'héparine !

2045232430.gif« Un scandale sanitaire est en train d’éclater à l’échelle mondiale. Des lots d’héparine, médicament anticoagulant, importés de Chine, ont provoqué de graves accidents aux États-Unis et en Allemagne.

 

Un scandale sanitaire est en train d’éclater à l’échelle mondiale. Depuis novembre 2007, on dénombre plus de 130 décès et 800 réactions allergiques violentes dans plusieurs pays, tout particulièrement aux États-Unis et en Allemagne. À l’origine, l’administration par voie intra-veineuse d’un médicament anticoagulant, l’héparine, contaminé par une substance toxique.

Tous les lots d’héparine incriminés ont été fabriqués à partir de matières premières provenant de Chine. 217144606.jpg

Utilisée pour lutter contre la formation de caillots, les thromboses, les phlébites, éviter les complications circulatoires chez les diabétiques ou traiter l’infarctus, l’héparine est l’un des médicaments les plus utilisés au monde. Il s’en vend environ 600 millions de doses par an.

Elle est fabriquée industriellement à partir d’intestins de porc depuis que, crise de la vache folle oblige, l’héparine d’origine bovine a été interdite aux États-Unis et en Europe.

Quelques firmes pharmaceutiques se partagent le marché mondial dont le leader est le groupe Sanofi-Aventis, qui en détient plus de la moitié. La Chine, pays aux contraintes sanitaires faibles et où la fraude est fréquente, fournit plus de la moitié de la matière première.

Ne pas interrompre les traitements

En février dernier, après plusieurs dizaines de décès aux États-Unis et en Allemagne, le laboratoire Baxter retirait du marché ses lots d’héparine sodique. En France, par mesure de précaution, «bien qu’aucun signal de pharmacovigilance n’ait été détecté», l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a procédé au retrait de deux lots. Dans un dernier communiqué fin avril, l’Agence recommande «aux patients traités à l’héparine de ne pas interrompre leurs traitements et de se rapprocher de leur médecin en cas de questionnement».

Dans une enquête publiée en novembre 2005, nous avions révélé le manque de traçabilité et l’absence de sécurisation de la filière chinoise. Nous avions rencontré Jacques Poirier, ex-cadre (de 1980 à 2003) chez Sanofi-Aventis, où il avait été responsable de la sécurisation des approvisionnements en matière première. Au début de la crise de la vache folle, il avait travaillé avec l’Inra à la mise au point d’une méthode garantissant l’absence de tissus de ruminants dans la matière première. Cette méthode n’a pas été utilisée par Sanofi-Aventis.

Il a dénoncé à plusieurs reprises cette situation à sa hiérarchie, jusqu’à son licenciement en mars 2003. Le 30 avril 2008, il a déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris pour «mise en danger d’autrui et tromperie sur l’origine et la qualité de la marchandise». Son premier dépôt de plainte en décembre 2005 s’était soldé par un classement sans suite. L’alerte mondiale laisse espérer que ses mises en garde répétées seront cette fois entendues. »

En savoir + : http://www.60millions-mag.com/actualites/actualites_du_mo...

Des consignes sanitaires  sont accessibles sur le site www.afssaps.sante.fr

http://afssaps.sante.fr/htm/10/hpbm/hbpm_prescripteurs_ph...

jeudi, 08 mai 2008

Annuaire Bio Eco ! Pour connaître toutes les bonnes adresses en France

Le nouveau site annuairebioeco.fr est d’une grande aide pour tous les consom’acteurs soucieux d’optimiser et de limiter leurs déplacements.

29948468.pngEn un clic, et grâce à la géolocalisation, on trouve toutes les adresses bio liées à tous les domaines de la vie quotidienne, qui se trouvent à proximité de son lieu d’habitation.

Il suffit d’indiquer son code postal et une sélection d’adresses est donnée, avec le kilométrage : magasins, vente directe et agriculteurs bio, marchés, restaurants bio, architectes spécialisés en éco-construction, salons, etc.

Un agenda permet aussi de découvrir toutes les manifestations écologiques qui ont lieu aux quatre coins de la France. Le projet d’Éric et Marie Vives a été lauréat du réseau Entreprendre. Bref, une mine d’infos gratuites pour se simplifier la vie de manière écologique…

Quelque 2700 adresses sur www.annuairebioeco.fr

mardi, 06 mai 2008

Il y 4 ans : l'Appel de Paris

Il y a 4 ans, le 7 mai 2004, à l’UNESCO se sont réunis, dans une même volonté, scientifiques internationaux de renom, médecins, représentants des associations de protection de l’environnement et de malades lors du colloque « CANCER, ENVIRONNEMENT ET SOCIETE » organisé par l’ARTAC. (http://www.artac.info/)

De cette union entre scientifiques et Organisations Non Gouvernementales est né l’Appel de Paris, déclaration historique et incontournable sur les dangers sanitaires de la pollution chimique.

« L'Appel de Paris a déclaré :

Article 1
:
Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l'environnement .

Article 2
:
La pollution chimique constitue une menace grave pour l'enfant et pour la survie de l'Homme.

Article 3 :
Notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c'est l'espèce humaine qui est elle-même en danger.

820390031.jpgL'Appel de Paris a recueilli l'adhésion et l'appui de personnalités éminentes telles que les deux Prix Nobel de Médecine français, les Prs François Jacob et Jean Dausset, de nombreux membres des Académies des Sciences et de Médecine parmi lesquels les Prs Jean Bernard, Yves Coppens, François Gros, Lucien Israel, Luc Montagnier, des personnalités médiatiques, humanistes comme Nicolas Hulot, Albert Jacquard, Boutros Boutros-Ghali (ancien secrétaire général de l'ONU). L'Appel de Paris est un document de référence pour les instances européennes. Aujourd'hui, plusieurs centaines de scientifiques internationaux, près de 1000 ONG et plus de 150.000 citoyens ont apporté leur signature à l'Appel. Il est signé par le Conseil national de l'Ordre des médecins ainsi que par l'ensemble des conseils nationaux de l'ordre des médecins et syndicats médicaux des 25 Etats membres de l'Union européenne regroupés au sein du Comité permanent des médecins européens représentatif des deux millions de médecins européens.

L'objectif est de récolter, à l'échelle européenne, un million de signatures, pour avoir du poids dans le processus décisionnel européen.

Pour signer l’Appel et en savoir + : http://www.artac.info/static.php?op=AppelPremPage.txt&...

vendredi, 02 mai 2008

Du bio dans les cantines scolaires

390014216.gifVous avez été plus de 10 000 à apporter votre signature à la pétition demandant du bio dans les cantines scolaires. C'est fort de votre mobilisation que "Les 2 Vaches" ont adressé une lettre aux maires. Il y a une vraie demande.

 

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"Il est temps que l'on s'organise pour apporter à nos enfants une alimentation de qualité issue d'une
agriculture particulièrement respectueuse de la planète. Le bio dans les cantines scolaires est aussi une des clés pour ouvrir des débouchés stables et pérennes à une filière bio qui en a besoin pour se développer.
Encore merci et en route pour un monde plus bio !"

Pour en savoir + : http://www.les2vaches.com/spip.php?rubrique119

 

jeudi, 01 mai 2008

Crise alimentaire

Les Titres :  "La plus forte hausse des prix alimentaires depuis 1978"

LE MONDE ECONOMIE | 28.04.08 | 14h10

http://www.lemonde.fr/talents-fr/article/2008/04/28/la-pl...

1265029921.2.jpg"Jean Ziegler accuse L’OMC, le FMI et les biocarburants de créer la famine"
30 avril 2008 - 16:19

http://www.solidariteetprogres.org/article4111.html

Message/pétiton d'AVAAZ (Avaaz.org est une ONG indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues) :

"Avez-vous remarqué la hausse des prix aliments lorsque vous faites vos courses? C'est la raison pour laquelle - nous nous enfonçons dans une crise alimentaire mondiale. Déjà un septième d'entre nous souffrent de la faim à travers le monde - mais cette hausse des prix oppresse des milliards de personnes, déclenchant des émeutes de la faim du Bangladesh à l'Afrique du Sud. En Sierra Leone le prix du sac de riz a doublé et est inabordable pour 90% des citoyens. Avant qu'il ne soit trop tard, le monde a besoin de mobiliser un financement d'urgence contre la famine, supprimer les effets pervers de l'utilisation des biocarburants et la spéculation , ainsi que s'attaquer les causes profondes lors des prochaines réunions au sommet. 1560875206.jpg
La militante des droits de l'homme Zainab Bangura, nouvelle ministre des Affaires étrangères de Sierra Leone, a fait le tour du monde en lançant un appel aux pays riches - elle s'adresse maintenant aux membres d'Avaaz pour obtenir de l'aide . En début de semaine, Ban Ki-Moon a tenu une réunion au sommet à l'ONU à propos de la crise. Voici pourquoi nous lançons une campagne d'urgence pour demander aux dirigeants d'écouter et d'agir. Cliquez ci-dessous pour voir la vidéo de Zainab et ajouter votre nom à la pétition - Ensemble, nous pouvons créer une mobilisation mondiale à l'ONU, le G8 et l'UE dans les prochains jours et semaines:

http://www.avaaz.org/fr/global_food_crisis/24.php

Le pire pourrait être encore à venir. La crise alimentaire dans le monde nous touche tous , l'inflation, la dégradation des économies oppressent les citoyens pauvres et à revenu moyen du monde entier. Les prix des aliments de base comme le blé, le maïs et le riz ont presque doublé, ce processus s'est accéléré au cours des dernières semaines. 1855844147.jpg

Pour gérer cette crise - le Programme alimentaire mondial a besoin de 753 millions de dollars en mai pour sauver 100 millions de personnes de la faim . Les nombreuses causes de cette crise sont la spéculation effrénée des biocarburants et le manque de réglementation, mais quelques propositions intéressantes pour y remédier circulent.

Lorsque nous irons soumettre nos revendications pendant les réunions du G8 et de l'UE en mai, juin et juillet, nous demanderons aux dirigeants du monde de s'attaquer aux problèmes sous-jacents du système alimentaire mondial. Pour lutter contre la crise, nous avons besoin d'investissements massifs dans la productivité agricole diversifiée et de sécurité alimentaire pour les pays en voie de développement. Nous devons nous responsabiliser - afin d'améliorer nos régimes alimentaires , réduire le gaspillage et manger moins de viande (l'aliment le plus inefficace).

Au vingt et unième siècle, une telle situation est inacceptable. Nous sommes tous menacés. Ces moments de vulnérabilité peuvent nous faire sentir impuissants - pourtant il est essentiel que tous les citoyens du monde s'unissent et se mobilisent avant qu'il ne soit trop tard. Signez la pétition sur le lien ci-dessous, puis transférer ce message et demander à vos amis et votre à famille de faire de même -

http://www.avaaz.org/fr/global_food_crisis/24.php

Avec espoir, Paul, Galit, Ricken, Graziela, Iain, Mark, Pascal et le reste de l'équipe Avaaz"

Pour en savoir + : http://afp.google.com/article/ALeqM5jXLwOkwZq6Hq1SSt-hAqe...

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