lundi, 16 juin 2008

Phytoremédiation : Les plantes dépollueuses

"Encore méconnue, la phytoremédiation permet de rendre des eaux potables, de dépolluer un air chargé en ammoniac ou de transformer des boues d’épuration en compost rien qu’en faisant pousser des plantes. À la fois écologique, économique, et esthétique, la phytoremédiation a déjà plusieurs réalisations de taille à son actif, et le potentiel pour devenir une solution incontournable.  

Remplacer les stations d’épuration, peu esthétiques et souvent malodorantes, par des jardins, agréables et fleuris, c’est loin d’être une utopie. Cela existe déjà, à Honfleur (Calvados), où les eaux usées sont traitées en partie par phytoépuration, ou au parc du Chemin de l’île, à Nanterre (Hauts-de-Seine), où l’eau de la Seine devient utilisable pour la baignade (!)
Depuis l’Antiquité, les hommes ont compris que les plantes pouvaient être utilisées pour améliorer la qualité de l’eau. Mais ce n’est que dans les années 1990 que la phytoremédiation a suscité des recherches suffisantes pour trouver des applications à grande échelle. Dépolluer un sol contaminé, des eaux usées, un air chargé en composés chimiques, ou valoriser des boues d’épuration, pour toutes ces missions, les plantes sont capables de remplacer l’industrie. Elles dégradent des composés chimiques complexes, qu’elles utilisent pour se nourrir, et leurs racines abritent des microorganismes, qui font le même travail que les stations d’épuration.

Sécurité sanitaire

Phytorestore
, première société française spécialisée dans les « Jardins filtrants » utilise divers types d’installation selon le but : épurer de l’air, de l’eau, ou des boues d’épuration. Dans tous les cas, le substrat à dépolluer est isolé de l’environnement jusqu’à son traitement complet, pour assurer la sécurité sanitaire. Le travail de dépollution est principalement effectué par les plantes, et complété par un système de filtres à changer tous les 10 ans, qui se chargent de piéger les éléments non-phytoassimilables. Le résultat est garanti.
« 
 À condition de lui réserver suffisamment d’espace, un jardin filtrant peut totalement remplacer une usine d’épuration », explique Énée Bussac, responsable des ventes de Phytorestore. Bureau d’étude qui propose des jardins clés en main aux collectivités et aux entreprises qui sollicitent ses services, Phytorestore s’est occupé par exemple d’un écoquartier de 50 000 habitants dans la ville industrielle de Wuhan, en Chine, sur les bords du Yangtsé. «  En France, la phytorestauration est encore méconnue. Les collectivités s’y intéressent de plus en plus, mais hésitent à se lancer dans de très grands projets. Pourtant, techniquement, c’est possible. » La plus grande réalisation française de Phytorestore, la station de phytoépuration de Honfleur, sur 4 hectares (l’équialent de six terrains de football), assure le traitement de l’eau pour 26 000 personnes.

Des solutions émergent

La recherche en phytoremédiation est très active. Si plusieurs substances chimiques restent problématiques (certains métaux lourds, les polychlorobiphényles - PCB), au fur et à mesure que la connaissance des propriétés dépolluantes des végétaux avance, des solutions émergent. Pour les métaux, sont utilisées des plantes hyperaccumulatrices, capables de concentrer du nickel, de l’or, du cobalt... dans leurs tiges ou leurs feuilles. Aux États-Unis, certaines sociétés se spécialisent même dans le phytominage : l’exploitation des métaux contenus dans les plantes utilisée à la phytoremédiation : lentilles d’eau, osier vert ou trèfle rouge.
La phytoremédiation, outre le traitement de l’eau, de l’air ou des boues, permet aussi d’améliorer la biodiversité des zones urbaines et péri-urbaines. Elle recrée des zones humides, refuges pour de nombreuses espèces d’oiseaux et de batraciens, « 
et dans la mesure du possible, toujours avec des végétaux locaux », affirme Énée Bussac. L’entretien des jardins est donc facile, assuré par les services espaces-verts des collectivités, et surtout, peu coûteux."

16 juin 2008, Cécile Fléchon

Article publié dans : http://www.developpementdurablelejournal.fr/spip.php?arti...

mardi, 27 mai 2008

Consultation sur l’eau : mode d’emploi

"Lancée depuis le 15 avril 2008, la consultation nationale sur l’eau passe à la vitesse supérieure par l’envoi de questionnaires à plus de 28 millions de foyers. Chacun est invité à donner son avis sur les mesures proposées par son agence de l’eau.

http://www.eaufrance.fr/

543377412.pngL’eau c’est la vie. donnez-nous votre avis !, c’est à travers ce slogan que le ministère du développement durable appelle les citoyens et tous les acteurs du domaine de l’eau à s’exprimer sur la gestion des masses d’eau et les mesures à mettre en place pour en améliorer la qualité. Spot radio, télé, expositions, affichage, débats… tout est fait pour mobiliser les « aquacitoyens » jusqu’en octobre prochain.
À partir du lundi 19 mai, 28 millions de foyers vont
par ailleurs recevoir un questionnaire. Spécifique à chaque bassin hydrographique chaque questionnaire présente les mesures prévues par les agences de l’eau sur la période 2010-2015 dans le cadre de leur Schémas Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Lutte conte les pollutions, maîtrise des risques d’inondation, source d’eau potable ou encore coûts des mesures, de nombreux aspects sont abordés et détaillés avec schémas et graphiques à l’appui. Certains bassins hydrographiques insistent sur les problèmes spécifiques à leur territoire. Le bassin Adour-Garonne par exemple regroupe 40% des surfaces irriguées du pays. En Loire-Bretagne c’est aussi l’agriculture qui pose problème alors que le bassin Artois-Picardie est confronté à des pressions industrielles et démographiques importantes alors qu’il n’accueille qu’1% du débit d’eau du territoire.
Après avoir pris connaissances de ces informations, les citoyens sont invités à répondre à quelques questions à choix multiples. Plus ou moins précises, ces questions attendent des avis et impressions sur les mesures prévues par le bassin : sont-elles adaptées, suffisantes ou trop ambitieuses ?

En plus de ce questionnaire également disponible sur Internet*, le public peut s’exprimer en consignant son avis dans les registres prévus à cet effet au siège des agences de l’eau, dans les préfectures des départements ou sur les sites Internet des agences ou tout simplement en renvoyant une contribution libre, individuelle ou collective aux agences.
Outre le public, les conseils régionaux, généraux, les chambres consulaires, les conseils économiques et sociaux régionaux et autres assemblées et conseils seront également consultés de janvier à avril 2009.527881306.jpg

Les résultats de cette consultation nationale devraient être pris en compte pour compléter les SDAGE en cours de révision et qui doivent être validés avant l’été 2009. Ces documents de programmation doivent désormais intégrer les objectifs de la directive européenne sur l’eau qui engage les Etats membres dans un objectif de reconquête de la qualité de l'eau et des milieux aquatiques. Son ambition : les milieux aquatiques européens doivent être en « bon état écologique » d'ici à 2015, sauf si des raisons d'ordre technique ou économique justifient que cet objectif ne peut être atteint. Contrairement aux politiques antérieures plutôt axées sur des objectifs de moyens, cette directive impose désormais des objectifs de résultats …"

En savoir + : http://www.actu-environnement.com/ae/news/consultation_ea...

 

dimanche, 25 mai 2008

Les concentrations en GES actuelles sont sans précédent sur les 800.000 dernières années

"Grâce aux travaux du projet EPICA, des chercheurs ont pour la première fois reconstitué l'évolution des teneurs en dioxyde de carbone et en méthane dans l'atmosphère sur 800.000 ans. Résultat, les teneurs actuelles n'ont jamais été aussi élevées.

Dans le cadre du projet EPICA, les chercheurs français du laboratoire de glaciologie et géophysique de l'environnement (CNRS/Université Joseph Fourier) et du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (CNRS /CEA /Université Versailles Saint Quentin), ont analysé la composition des bulles d'air capturées dans la glace de l'Antarctique. Ils disposent désormais de l'évolution sur 800.000 ans des teneurs en dioxyde de carbone et en méthane, les deux principaux gaz à effet de serre après la vapeur d'eau.

Grâce à ces informations, publiées aujourd'hui dans le magazine Nature* les scientifiques ont pu faire des avancées sur plusieurs points. Ce travail confirme le lien observé entre les températures enregistrées en Antarctique par le passé et les teneurs atmosphériques en CO2 et CH4. Autre observation capitale : jamais, sur les derniers 800.000 ans, les teneurs en gaz à effet de serre n'ont été aussi élevées qu'aujourd'hui.

Les valeurs actuelles dépassent 380 ppmv** pour le CO2 et 1.800 ppbv*** pour le CH4 alors que les teneurs passées ne dépassent pas 300 ppmv pour le CO2 et 800 ppbv pour le CH4. La courbe du CO2 révèle par ailleurs les concentrations les plus basses jamais enregistrées : 172 ppmv il y a 667.000 ans …"

Climat - Article publié le : 15/05/2008  

En savoir + : http://www.actu-environnement.com/ae/news/ges_epica_resul...

vendredi, 23 mai 2008

Parc EANA -Terre des possibles !

1642823971.pngLe Développement Durable a désormais son parc de loisirs : EANA – Terre des possibles

Ouverture prochaine … en Juillet 2008 !

"En Normandie, au cœur du Pays de Caux Vallée de Seine vit une petite bulle de planète nommée Eana...

Eana veut dire en langue
same (Laponie) "terre nourricière". Il s'agit tout simplement d'une immersion, d'un extraordinaire voyage allant des origines de notre planète à 2050,sur 60 hectares de planète, un dialogue entre l'Homme et la Nature …"

Site à voir, découvrir … pour un grand bain de nature … musicale : http://www.eana.fr/

jeudi, 22 mai 2008

Traveldoo et GoodPlanet s'associent

"Au nom de la protection de l'environnement, Traveldoo et GoodPlanet s'associent

 

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Les entreprises et organisations clientes de Traveldoo pourront mesurer les émissions de gaz à effet de serre liées à leurs déplacements professionnels et les compenser en participant au programme Action Carbone.

Traveldoo, éditeur européen de plateformes de réservation et de gestion de voyages d’affaires en ligne, et GoodPlanet, association à but non lucratif pour la promotion du développement durable présidée par Yann Arthus-Bertrand, annoncent leur collaboration pour sensibiliser les entreprises et les voyageurs d’affaires à l’impact de leurs déplacements professionnels sur le réchauffement de la planète et leur permettre de le limiter grâce à la compensation volontaire de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES).

Grâce à ce partenariat, les voyageurs pourront ainsi mesurer l’empreinte carbone d’un voyage, d’un déplacement en avion, en train ou en voiture avant même de faire leur choix et de réserver. L’offre de reporting en ligne de Traveldoo s’enrichit d’indicateurs quantifiant les émissions de gaz à effet de serre afférentes aux déplacements professionnels de l’entreprise, globales et décomposées par nature de dépense, par entité organisationnelle, par fournisseur et par voyageur."

19 mai 2008

lundi, 19 mai 2008

Déforestation écologique

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de Mathieu Dafflon

http://www.agir21.org/

samedi, 17 mai 2008

Projet d'éoliennes à Fécamp

Des éoliennes au large de Fécamp

"Le maire de Fécamp, Patrick Jeanne, a annoncé début Avril la présentation d'un projet offshore de 50 éoliennes au large du cap Fagnet. Ce projet est porté par un groupe énergétique allemand grand spécialiste de cette technologie et serait, s'il aboutissait, le plus important actuellement en France"

Paris Normandie du 7 avril 2008

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mercredi, 14 mai 2008

Nouveau record : le baril de pétrole à 125$ !!

"Le baril de pétrole à 125 dollars fait s'envoler les prix de toutes les énergies 

Les cours du pétrole viennent de passer (ce 12 mai) le cap des 125 dollars le baril, contre 100 dollars au début du mois de janvier. Une envolée qui entraîne celle de toutes les énergies. En Europe, les prix du gaz, de l'électricité et du charbon sont aussi au plus haut. Une inflation qui ne saurait tarder à se répercuter dans les tarifs des clients finaux ..."   Les Echos du 13/05/08  

En savoir + : http://www.lesechos.fr/info/energie/4725369.htm

Pour mémoire, le baril de pétrole était à 33$ fin 2003 à New-York ! !

Ainsi, on ne vous dit pas tout, puisque ce "fameux" baril de pétrole est 4 fois plus cher, un peu plus de 4 années plus tard ! Imaginez un instant la suite ! Mais il ne faut pas alerter le consommateur, au cas où il déciderait de ne plus rouler à l'essence ou au gaz oil ! 

 

 

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mardi, 13 mai 2008

DrakkarOnLine : Portail normand de l'information économique

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http://www.drakkaronline.com/homepage.asp?redir=rubriques...

 

1  Comprendre le développement durable

2  Parcours global pour les entreprises

3  Méthodes et conseils pratiques pour démarrer une démarche

4  Outils d'accompagnement pour construire un programme

5  Les acteurs du développement durable en Haute-Normandie

6  Des rendez-vous à ne pas manquer

7  Des exemples de bonnes pratiques

8  Agir concrètement dans un domaine particulier

 

lundi, 12 mai 2008

Pollution de l'environnement par les médicaments

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« L’industrie pharmaceutique est confrontée à un nouvel enjeu environnemental, jusqu’ici totalement ignoré par les pouvoirs publics. Des études récentes ont montré un phénomène inquiétant de dissémination de molécules médicamenteuses dans la nature pouvant avoir des effets néfastes sur la faune.

Mesuré pour la première fois au cours des années 70 aux Etats-Unis, le problème de la présence des principes actifs des médicaments dans notre environnement via les eaux usées n’est devenu un sujet de préoccupation que récemment, après que des études ont montré des effets négatifs sur les poissons notamment.

Le problème de ce phénomène est notre méconnaissance de son ampleur. Nous disposons de très peu d’évaluations de la présence des substances médicamenteuses dans l’environnement. Tout d’abord, personne n’a jamais vraiment cherché à mesurer la présence de ces molécules. Les premières grandes études ont été menées à Berlin au début des années 2000. Par ailleurs, les systèmes de détection ne sont pas nécessairement disponibles pour des molécules faiblement concentrées et pour lesquelles il n’y a pas eu auparavant de développements particuliers des systèmes de mesures.

Les conséquences de ces pollutions sont encore très largement inconnues. Dans la Seine ou la Tamise, la présence de nombreuses molécules ont montré un effet de perturbateurs endocriniens pour les poissons, induisant des transformations des organes sexuels et des troubles de la reproduction. La question des conséquences sur l’être humain via la consommation d’eau potable est pour l’instant jugée peu préoccupante d’une manière générale. En effet, le processus de potabilisation de l’eau permet de détériorer une partie de ces polluants. Cependant, certains molécules ne sont pas dégradées par ce processus et provoquent l’inquiétude car les risques sont difficiles à évaluer.
Beaucoup plus directement par contre, le risque de perturbation de nombreux écosystèmes est avéré, comme le montre l’exemple des poissons de la Seine. Dans un registre connexe, le risque de développement de bactéries de plus en plus résistantes aux principes actifs des médicaments qui se diffusent dans l’environnement risque de rendre inefficaces certains de ces produits.

Quels remèdes possibles ?
Face à ce nouvel enjeu, les marges de manœuvre sont limités, aussi bien pour les pouvoirs publics que pour les laboratoires. La première réponse évidente est de réduire la consommation de médicaments, dans les pays développés. Mais là ou des arguments financiers (réduction du déficit de l’assurance maladie) ont échoués dans la réduction de la consommation de médicaments, on imagine mal ce nouvel argument environnemental remettre en cause nos habitudes de consommation.

Thomas Sanchez
Mis en ligne sur NOVETHIC le : 26/03/2008 »

http://www.novethic.fr/novethic/site/article/index.jsp?id...

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