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vendredi, 02 mai 2008
Des ristournes pour les automobilistes sobres en CO²
Simple effet de mode marketing ou véritable tendance de fond ? Les compagnies d'assurance automobile rivalisent depuis peu d'offres étiquetées « vertes » pour séduire les conducteurs. Parmi les dernières initiatives en date, celle de la GMF
qui propose 10 % de réduction sur son contrat d'assurance auto à tous les détenteurs d'abonnement annuel de transports en commun. « Cette offre a une dimension écologique évidente, mais elle a surtout une logique assurantielle, explique son président, Thierry Derez. On peut en effet supposer qu'un utilisateur qui prend les transports en commun a moins recours à sa voiture pour ses déplacements que d'autres. »
promettent des ristournes aux automobilistes propriétaires de véhicules propres ou à ceux qui acceptent de limiter leurs déplacements. La Parisienne Assurance , une petite compagnie opérant essentiellement dans la capitale, vient ainsi de lancer une nouvelle offre avec des réductions tarifaires importantes (jusqu'à - 45 %) à condition que le véhicule assuré soit faiblement émetteur de CO² et que son utilisation annuelle soit limitée. Elle prend même en charge l'abonnement annuel au système de vélo en libre-service, Vélib', ainsi qu'une partie des frais de déplacement en transports en commun. Les assureurs se défendent de vouloir « faire des coups ». Beaucoup affirment que le développement durable est un thème majeur dans leur stratégie commerciale, à destination du grand public ou des entreprises. Generali propose ainsi aux PME de moduler leurs tarifs d'assurance en fonction du respect de critères environnementaux et sociaux. Avant de signer un contrat, le chef d'entreprise est interrogé sur son système de protection incendie, la manière dont il respecte la réglementation sur les risques industriels... Dans sa politique de souscription, AXA prend également en compte l'attitude de ses clients vis-à-vis du risque environnemental, notamment pour les flottes de navires.
« Un rôle de vigie »
La sensibilité croissante des assureurs à ces questions s'explique aisément. L'altération du climat concerne au premier chef ceux confrontés aux conséquences financières d'événements de plus en plus fréquents : ouragans dans l'Atlantique, inondations en Europe, séismes au Japon. Les atteintes à l'environnement d'origine industrielle affectent aussi les sociétés d'assurances. Si le secteur s'est saisi du dossier environnemental, c'est enfin parce qu'il accumule, pour ses propres besoins, des bases de données complètes et sophistiquées sur les changements climatiques. « Nous devons avoir un rôle de vigie », a coutume de répéter Claude Tendil, le président de Generali France.
GUILLAUME MAUJEAN"
En savoir + : http://www.lesechos.fr/supplements/20082703-developpement...
20:28 Publié dans Environnement, Idées DD, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : assurance, tarif, co², macif, gmf, maaf, parisienne assurance





























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