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jeudi, 06 mars 2008

Dictionnaire du DEVELOPPEMENT DURABLE

 Bio-accumulable : se dit d’un produit qui peut être stocké par les organismes. Certaines molécules persistantes peuvent s’avérer toxiques, comme les retardateurs de flamme bromés utilisés pour ignifuger des matériaux (textiles, plastiques, …), dont certains sont cancérigènes.

Bio-compatible : se dit d’un produit pouvant être absorbé par des organismes sans impacts négatifs sur leur équilibre.

Biodiversité : la biodiversité est la diversité du monde vivant stockée sous forme d’information génétique. Tous les acteurs économiques en dépendent, comme ils dépendent de la diversité en général, par exemple de celle des technologies. La biodiversité fournit des ressources informationnelles directement exploitables : ressources pharmaceutiques, nouveaux gènes pour l’amélioration des plantes cultivées, etc. La diversité fournit aux systèmes une capacité de résilience en cas de crise : une forêt diverse résiste mieux à une sécheresse ou à une tempête. Une partie des espèces résistera et la forêt ne disparaîtra pas. De même une économie, une société qui dépend à 95% d’une seule technologie, d’un seul marché, d’une seule source d’énergie est très vulnérable en cas de crise.

Biomasse : ensemble de la matière organique (issue des êtres vivants). Dans l’économie positive™, la biomasse est source de biomatériaux (bois de construction, bioplastiques, etc) et d’énergies renouvelables (biocarburants, biogaz, etc.).

Biosphère : la biosphère est la partie du système terrestre dans laquelle la vie s'est développée. Il s'agit pour l'essentiel d'une création collective d'une très grande variété d'organismes et d'espèces vivantes qui forment la diversité des écosystèmes.

Bois certifié FSC : Ce label FSC (Forest Stewardship Council) garantit que le bois que vous achetez n'a pas contribué à la disparition de forêts anciennes et que l’argent de son abattage n’a pas servi à acheter des armes. Il s'agit d'une écocertification. En résumé, c'est une certification qui garantit une exploitation durable de la forêt avec en prime un traitement juste et équitable pour les populations autochtones et les travailleurs forestiers.
Cette certification concerne en priorité les bois exotiques dont les essences sont utilisées principalement pour les bois exposés à l'humidité (mobilier de jardin, fenêtres, bijoux en bois...). Pour les autres types de mobilier, mieux vaut préférer des essences locales moins menacées.
http://www.greenpeace.fr/foretsanciennes/bois.php3

Catabolisme : ensemble de réactions chimiques par lequel un organisme vivant produit de l’énergie par la transformation des aliments. Par exemple, l’amidon est une chaîne de glucose qui n’est pas directement utilisable par l’organisme. Le catabolisme casse cette chaîne pour libérer le glucose qui alimente ensuite le cerveau et les muscles

Convention de Bâle :
Adoptée en 1989 par la communauté internationale et entrée en application en 1992, la Convention de Bâle tente de réguler le trafic qui consiste à envoyer les déchets dans les pays du Sud, plutôt que de les traiter à domicile. Ce texte vise en particulier à réguler le transport de près de 4 millions de déchets toxiques qui traversent les frontières nationales chaque année. L'Afghanistan, Haïti et les Etats-Unis ont signé la Convention mais ne l'ont pas ratifiée.

 

Cradle to cradle (du berceau au berceau) : approche globale de conception d’un produit qui intègre toutes les phases de son existence. Les activités de l’économie classique fonctionnent sur un mode linéaire, from cradle to grave (du berceau à la tombe) : extraire, produire, jeter. Au sein d’une économie circulaire, le produit est cycliquement transformé et revalorisé dans la chaîne économique. Par exemple, une société récupère les gaz chargés en CO² issus d’usine qui est ensuite photosynthétisé par des bactéries. Ces mêmes bactéries sont utilisées ensuite pour produire du biocarburant qui alimente l’usine.

Cycle de vie : Depuis l'extraction des ressources naturelles jusqu'aux filières de traitement en fin de vie, l’évaluation d’un cycle de vie comptabilise à la fois les "impacts générés" (au cours de l’extraction, le transport, et des procédés de tri et de recyclage…) et les "impacts évités" (économies de matières premières et d'énergie grâce aux valorisations matière et énergétique).

WISARD™ (propriété de la société Ecobilan) est une méthodologie bien utile à l’analyse du cycle de vie d’un service ou d’un produit et de ses effets sur l'environnement.

Dioxyde de carbone (CO2) : Le dioxyde de carbone (CO2) est le gaz de nature anthropique (lié à l'activité humaine) le plus présent dans l'atmosphère. Certains gaz à effet de serre sont "naturels", c'est-à-dire qu'ils étaient présents dans l'atmosphère avant l'apparition de l'homme, d'autres sont "artificiels" : il s'agit de gaz industriels qui ne sont présents dans l'atmosphère qu'à cause de l'homme. Les principaux gaz à effet de serre sont : la vapeur d'eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2, également appelé gaz carbonique), le méthane (CH4), le protoxyde d'azote (N2O) et l'ozone (O3). Les gaz à effet de serre industriels sont : les chlorofluorocarbones (CFC) et HCFC-22 comme le fréon et le perfluorométhane, ainsi que l'hexafluorure de soufre (SF6). Depuis le début de l'ère industrielle, les concentrations de CO2 et de CH4 ont augmenté respectivement de 30 % et 150 % par rapport à 1750.

DEEE : Depuis 2003, l'Union Européenne a voté la Directive européenne sur les déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), elle est entrée en vigueur le 13 août 2005. Elle impose aux fabricants de collecter et recycler après utilisation tous les nouveaux produits mis sur le marché. Elle exige également que toutes les entreprises organisent la collecte des produits électroniques mis sur le marché avant cette date sans distinction de marques.

Déplétion : diminution structurelle de réserves disponibles en quantité limitée. Sans déploiement accéléré des énergies de substitution, la déplétion du pétrole est synonyme de hausse structurelle des prix et de tensions géopolitiques.

Économie Positive™ génère une croissance économique qui restaure le capital écologique, c’est-à-dire la capacité de l’environnement à fournir à l’économie des ressources (énergie, matières premières) et des services (stockage du carbone, recyclage des déchets, traitement de l’eau, etc). Economie Positive est une marque déposée de BeCitizen. (http://www.becitizen.com/), créateur du concept. BeCitizen souhaite en assurer la plus grande diffusion dans le respect de son sens original.

Eco-quartiers :

Concevoir un éco-quartier, c'est cesser de considérer le sol comme un simple actif à valoriser à court terme, mais l'envisager comme un bien non renouvelable dont on assure l'économie, la cohérence, et le devenir.
C'est penser les extensions urbaines d'aujourd'hui comme le patrimoine de demain.
C'est appréhender le cadre de vie des habitants actuels comme étant celui des générations futures.
C'est savoir que l'énergie est précieuse ; que les territoires, l'eau, l'air, le climat ont leurs logiques propres, qu'ils sont indispensables à nos vies mais que si on ne s'inscrit pas dans leur logique, ils constituent aussi un risque.
C'est comprendre que la proximité est une richesse et une valeur pour les habitants.

En savoir + : http://www.ecoquartiers.developpement-durable.gouv.fr/10-...

Ecosystème : unité de fonctionnement constitué par un ensemble d’êtres vivants et leur environnement commun. A l’échelle de la planète cela comprend tous les êtres vivants (la biomasse) et l’enveloppe dans laquelle nous vivons (la biosphère). Les êtres vivants façonnent la biosphère (l’oxygène que nous respirons est issu des premières bactéries) et la biosphère conditionne l’existence des êtres vivants. Les écosystèmes existent à toutes les échelles, par exemple un arbre constitue un écosystème en soi, tout comme chacune de ses racines.

Efficience énergétique : alors que l’efficacité énergétique vise à améliorer la productivité énergétique, c’est-à-dire le ratio énergie sortante / énergie entrante, l’efficience énergétique vise à diminuer la quantité d’énergie nécessaire pour fabriquer un matériau, de l’énergie ou un produit. Plus un process a une grande efficience plus il a une faible intensité énergétique.

Energies fossiles : l'énergie fossile désigne l'énergie que l'on produit à partir de roches issues de la fossilisation des êtres vivants il y a plusieurs centaines de millions d'année : pétrole, gaz naturel et houille. Elles sont présentes en quantité limitée et non renouvelable, leur combustion entraîne des gaz à effet de serre.

Energie solaire : l'énergie solaire est l’énergie la mieux distribuée à l’échelle du globe :Le solaire photovoltaïque transforme l’énergie solaire en énergie électrique par absorption des photons dans un matériau semi-conducteur qui génère alors une tension électrique.

Le solaire thermique transforme l’énergie solaire en chaleur. Les rayons solaires sont concentrés par des réflecteurs sur un liquide vecteur de chaleur. Les calories solaires du liquide sont transmises par conduction à l'eau sanitaire et à l’eau de chauffage contenue dans un ballon de stockage. De manière indirecte, l’énergie solaire génère également d’autres énergies renouvelables : éolien, biomasse, énergie houlomotrice, etc.

Gaz à effets de serre (GES) : L'Organisation météorologique mondiale (OMM) vient de publier son bulletin annuel sur les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre. Les chiffres de 2006 font état de nouveaux records pour le CO2 (dioxyde de carbone) et pour le N2O (protoxyde d’azote) et d’une stabilisation pour le CH4 (méthane).

Géothermie : la Terre émet de la chaleur grâce aux réactions de fusion nucléaire de son noyau. Elle est exploitée de deux manières :

  • Géothermie profonde : production industrielle d’électricité ou de chaleur à grande profondeur (de l’ordre du kilomètre) par turbinage de vapeur.
  • Géothermie superficielle : production de chaleur à faible profondeur (quelques mètres) par l’intermédiaire d’une pompe à chaleur.
GIEC :
Créé en 1988, le GIEC est un groupe d'experts de l'ONU chargé "d'expertiser l'information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l'homme". Au printemps 2007, le GIEC a publié son 4e rapport d'évaluation, qui établit un diagnostic alarmant des impacts du réchauffement climatique. Le GIEC insiste sur deux principaux messages : en premier lieu, le réchauffement déjà en cours frappera toutes les régions du monde, mais prioritairement les pays en développement d'Afrique et d'Asie. Par ailleurs, au-delà de 2 à 3 degrés de hausse par rapport à 1990, ce réchauffement aura des impacts négatifs. Les pays riches constituent 20 % de la population mondiale mais 46 % des émissions de gaz à effet de serre. Le CO2 représente 77% du total (2004).

Labels : Le Ministère de l’écologie et du développement durable encourage la conception de produits plus respectueux de l’environnement. Pour permettre aux consommateurs de reconnaître ces produits avec les meilleures garanties, deux labels écologiques officiels ont été créés :

  • L’éco-label européen (reconnu dans les 15 pays de l’Union Européenne). http://www.eco-label.com/french 
  • La marque française NF Environnement
  • Mais aussi : « Blue Angel » : En Allemagne, l’écolabel "blue Angel" récompense les téléphones contenant le moins de composants chimiques polluants. Le développement TCO de Suède certifie les portables qui génèrent le moins d’émissions de gaz à effet de serre, qui sont ergonomiques, y ajoutant également d’autres critères environnementaux (facilité de recyclage). Le fabricant de téléphone NOKIA a travaillé avec des scientifiques pour développer des plastiques biodégradables et des téléphones qui se démontent pour un recyclage simple.

En savoir + : http://www.consodurable.org/ecolabels.php , http://www.consodurable.org/logos_sigles.php

Lixiviat : liquide résiduel issu du passage de l’eau dans un matériau, par exemple sur des minerais, ou des déchets. Ce liquide peut être chargé en polluants issus des matières traversées.

MDP : Mécanisme pour un Développement Propre - est l'un des moyens pour que les pays développés signataires du protocole de Kyoto remplissent leurs engagements. Il vise à aider les pays en développement à atteindre un développement durable en favorisant des investissements "écologiques" dans leurs économies par les gouvernements des pays industrialisés et leurs entreprises.
En effet, dans le cadre du Protocole de Kyoto, les pays en développement ne sont pas astreints à diminuer leurs émissions, ils doivent cependant faire-part régulièrement de l'évolution du niveau de leurs émissions.

Mécanisme volontaire, le MDP fonctionne de la manière suivante : Les pays développés investissent, dans les pays en développement, dans des projets qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et ces projets concourent à  la modernisation d’un secteur du pays concerné, mais aussi à la protection du climat mondial. Le pays investisseur peut alors porter au crédit de ses engagements les réductions d’émission réalisées grâce à cet investissement. Les pays en développement peuvent aussi réaliser de tels projets et vendre à des pays développés les crédits d’émissions obtenus sous forme d’unités de réduction d’émissions.

PET : L’aluminium est obtenu à partir de bauxite, l’acier à partir de coke et de minerai de fer, le PET est fabriqué avec du pétrole, le verre avec du sable, le papier-carton avec du bois d’éclaircie. En consommant moins d’emballages, nous consommons moins d’énergie.

Photosynthèse : La photosynthèse est un ensemble de réactions chimiques par lequel un organisme vivant capte l’énergie solaire pour produire, à partir de CO2 et d’eau, de l’oxygène et des sucres nécessaires à son fonctionnement. Par la photosynthèse, les plantes assemblent des molécules de CO2 pour former par exemple, de l’amidon qui servira de réserve pour la plante ainsi que de la cellulose et de la lignine. Stockant du CO2 atmosphérique, les végétaux, issus de la photosynthèse, sont la clef de voûte des matériaux et énergies de l’économie positive™.

Phytorestauration : La phytorestauration est l’ensemble des technologies qui utilisent les plantes comme principal agent de traitement des pollutions (eaux usées, sols pollués, COV, etc). Se substituant aux traitements physico-chimiques, la phytorestauration crée aussi de la biomasse valorisable et est source de développement de la biodiversité.

Ppm : parties par million. Un ppm représente 10.000 fois moins qu’un pourcent (280 ppm = 0,028%).

Mais encore : http://www.consodurable.org/glossaire.php?lettre=a

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