dimanche, 11 mai 2008

13 Mai : Loi OGM en seconde lecture

OGM Danger !

En février dernier a été signé par Michel Barnier, Ministre de l’agriculture, un arrêté d’interdiction du maïs transgénique MON 810. Depuis, une loi sur les OGM doit être votée.

Une loi plusieurs fois repoussée ce qui a valu une condamnation de la France par la Cour de justice européenne parce qu’elle n’avait pas transposé la Directive fixant les règles de la culture OGM. Cette condamnation a été suivie d’un rappel à l’ordre de la Commission européenne avec la menace d’une amende de 38 millions d’euros, assortie d’une astreinte journalière de 360.000 €.

Lors de son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, Nicolas Sarkozy s’est engagé à transposer cette directive OGM. Mais il se trouve que les consommateurs rejettent les OGM à 77% selon un sondage Ifop pour le ministère de l’Ecologie effectué en ce début 2008. Ces 77% ont approuvé la décision du gouvernement de suspendre la culture du MON 810.

Permettre la coexistence des cultures OGM avec les cultures non OGM est la difficile mission assignée à cette future loi. En effet cette loi, votée en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril, n’a recueilli l’approbation que d’une faible majorité des présents, et d’une minorité de députés. Seul acquis positif, le texte reconnaît que les plantes transgéniques ne peuvent être cultivées que dans le respect « des structures agricoles, des écosystèmes locaux, et des filières de production et commerciales qualifiées « sans organismes génétiquement modifiés », et en toute transparence ».

Cela est impossible pour les écologistes dans la mesure où le pollen est transporté par le vent, les abeilles et les oiseaux. Cette ambiguïté est déjà inscrite dans la directive européenne qui est favorable à la liberté de produire des OGM tout en cherchant à protéger la santé des consommateurs et l’environnement. Aux Etats membres de définir une réglementation la mieux appropriée possible !

C’est la raison pour laquelle les débats se focalisent sur « la distance » à respecter entre les cultures OGM des cultures conventionnelles, et sur le seuil de contamination acceptable. Les cultivateurs demandent une distance de 25 à 50 mètres afin de rester en-deca du seuil de 0,9%, à partir duquel, selon la directive 2001/18CE, un produit doit être étiqueté OGM. Les écologistes comme les apiculteurs contestent cette position en mettant en avant que du pollen de maïs OGM a été retrouvé à plusieurs kilomètres des champs OGM. De plus, pas question pour eux, d’accepter des produits contenant jusqu’à 0,9% ! C’est aussi ce que soutient la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique (FNAB) : « le zéro contamination doit être la règle. Une pollution des cultures conventionnelles et bio doit rester exceptionnelle » affirme Vincent  Perrot, délégué général.  

Selon OGM Danger, 115827804.gif« les cultures d’OGM en plein champ posent de nombreuses questions irrésolues, en particulier sur les impacts à long terme des OGM sur la santé, l’environnement, les pratiques agricoles. Tout montre que là où les OGM sont cultivés à grande échelle, la liberté et le choix de produire et consommer sans OGM sont irrémédiablement perdus ».

Le Grenelle de l’environnement avait conclu à la nécessité d’une loi OGM qui garantisse le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM.

Cette conclusion a été modifiée par le droit et la liberté de produire et consommer avec ou sans OGM, et c’est ce paradoxe qui est inscrit dans la loi OGM qui sera débattue en seconde lecture à l’Assemblée Nationale le 13 mai prochain.

Il y a deux façons de s’opposer aux OGM lors du débat sur le projet de loi OGM :

  1. La première méthode consiste à demander directement ce que l’on souhaite, c’est l’objet de la pétition que nous soutenons : http://www.OGM-jedisnon.org
  2. La seconde méthode consiste à proposer des amendements tels que leur adoption équivaut à une impossibilité pratique de culture. De nombreuses associations sont engagées dans ce combat difficile, voir par exemple http://www.stop-ogm.org »177285607.gif

samedi, 10 mai 2008

Alerte sur l'héparine !

2045232430.gif« Un scandale sanitaire est en train d’éclater à l’échelle mondiale. Des lots d’héparine, médicament anticoagulant, importés de Chine, ont provoqué de graves accidents aux États-Unis et en Allemagne.

 

Un scandale sanitaire est en train d’éclater à l’échelle mondiale. Depuis novembre 2007, on dénombre plus de 130 décès et 800 réactions allergiques violentes dans plusieurs pays, tout particulièrement aux États-Unis et en Allemagne. À l’origine, l’administration par voie intra-veineuse d’un médicament anticoagulant, l’héparine, contaminé par une substance toxique.

Tous les lots d’héparine incriminés ont été fabriqués à partir de matières premières provenant de Chine. 217144606.jpg

Utilisée pour lutter contre la formation de caillots, les thromboses, les phlébites, éviter les complications circulatoires chez les diabétiques ou traiter l’infarctus, l’héparine est l’un des médicaments les plus utilisés au monde. Il s’en vend environ 600 millions de doses par an.

Elle est fabriquée industriellement à partir d’intestins de porc depuis que, crise de la vache folle oblige, l’héparine d’origine bovine a été interdite aux États-Unis et en Europe.

Quelques firmes pharmaceutiques se partagent le marché mondial dont le leader est le groupe Sanofi-Aventis, qui en détient plus de la moitié. La Chine, pays aux contraintes sanitaires faibles et où la fraude est fréquente, fournit plus de la moitié de la matière première.

Ne pas interrompre les traitements

En février dernier, après plusieurs dizaines de décès aux États-Unis et en Allemagne, le laboratoire Baxter retirait du marché ses lots d’héparine sodique. En France, par mesure de précaution, «bien qu’aucun signal de pharmacovigilance n’ait été détecté», l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a procédé au retrait de deux lots. Dans un dernier communiqué fin avril, l’Agence recommande «aux patients traités à l’héparine de ne pas interrompre leurs traitements et de se rapprocher de leur médecin en cas de questionnement».

Dans une enquête publiée en novembre 2005, nous avions révélé le manque de traçabilité et l’absence de sécurisation de la filière chinoise. Nous avions rencontré Jacques Poirier, ex-cadre (de 1980 à 2003) chez Sanofi-Aventis, où il avait été responsable de la sécurisation des approvisionnements en matière première. Au début de la crise de la vache folle, il avait travaillé avec l’Inra à la mise au point d’une méthode garantissant l’absence de tissus de ruminants dans la matière première. Cette méthode n’a pas été utilisée par Sanofi-Aventis.

Il a dénoncé à plusieurs reprises cette situation à sa hiérarchie, jusqu’à son licenciement en mars 2003. Le 30 avril 2008, il a déposé plainte auprès du procureur de la République de Paris pour «mise en danger d’autrui et tromperie sur l’origine et la qualité de la marchandise». Son premier dépôt de plainte en décembre 2005 s’était soldé par un classement sans suite. L’alerte mondiale laisse espérer que ses mises en garde répétées seront cette fois entendues. »

En savoir + : http://www.60millions-mag.com/actualites/actualites_du_mo...

Des consignes sanitaires  sont accessibles sur le site www.afssaps.sante.fr

http://afssaps.sante.fr/htm/10/hpbm/hbpm_prescripteurs_ph...

vendredi, 09 mai 2008

Bilan Carbone

1120945498.gif Lancée en fin 2003, cette méthode de mesure des émissions de gaz à effet de serre connaît un développement spectaculaire.  Des grandes entreprises comme LVMH, la Banque Populaire ou Nature & Découvertes sont d'abord entrées dans la danse, suivies par quelques PME. En janvier 2007, l'Ademe a étendu sa méthode aux collectivités locales. De nombreuses villes, mais aussi départements et régions l'ont expérimentée. Récemment, certaines organisations d'événements comme la Coupe du monde de rugby ou le Mondial féminin de handball ont aussi réalisé leur bilan carbone. Vous pouvez vous-même, en tant que particulier, effectué votre bilan carbone personnel, calculable en ligne.

Dans un avenir proche, suite aux propositions du Grenelle de l'environnement, peut-être une obligation pour les entreprises de plus de 50 salariés d'en effectuer un ? A l'issue du Grenelle de l'environnement, Nicolas Sarkozy avait annoncé que tous les ministères et toutes les administrations devaient faire le leur.

Le bilan carbone de votre entité peut être réalisé par un bureau d'études (15 à 30 jours pour le prestataire selon la taille de votre entreprise) ou, en interne, par une personne ayant suivi la formation dispensée par l'Ademe. 1394800063.jpgL'Ademe en finance jusqu'à 50% dans la limite de 7 500€. L'Ademe a ajouté récemment une nouvelle fonctionnalité : le calcul de l'impact sur l'activité d'une hausse du prix des énergies fossiles. L'entreprise pourra ainsi estimer la vulnérabilité économique de son activité si le prix du baril atteint des sommets. Cette méthode permet aussi de simuler les effets de l'instauration d'une taxe sur les émissions de carbone.

Le principe est assez simple : on rentre des données (kilowattheures consommés, kilomètres parcourus en voiture, train et avion, etc.) dans un tableur, et elles sont converties en une unité unique, la tonne d'équivalents carbone (tec). Le résultat de cette analyse dépend de l'ensemble des données collectées et de leur précision.      

Ces bilans sont difficilement comparables d'une entité à une autre, car les facteurs pris en compte ne sont pas toujours identiques, de même que le niveau de détails dans les calculs. L'enjeu reste "qui peut agir dans l'entreprise ou la collectivité, pour réduire les gaz à effets de serre ?". C'est un outil d'aide à la décision qui permet aussi de hiérarchiser les actions prioritaires.

En savoir + :

www.ademe.fr/bilan-carbone

www.bilancarbonepersonnel.org,

www.ecobilan.com,

www.jumpfrance.com,

www.lvmh.com,

www.climatmundi.fr/

http://www.eco-act.com/

http://uk.biois.com

Environnement Magazine n° 1665 – Mars 2008 (www.environnement-online.com)

 

Déplétion !

Déplétion du pétrole


"Sur une échelle de 1 à 10, je situe le problème du changement climatique au niveau 3 et les problèmes liés à la déplétion du pétrole au niveau 12". Mathew Simmons, ASPO. C'est aussi l'avis de l'équipe Agir 21 et la raison pour laquelle nous souhaitons développer de toute urgence des outils didactiques appropriés. Vous trouverez ici des présentations à l'usage de l'enseignant (sans commentaires pour l'instant).

740934184.jpg
  • une présentation diapo sur le mouvement perpétuel, une façon ludique d'aborder le principe de conservation de l'énergie. 780 kB
  • une présentation diapo sur la croissance, un outil pour comprendre ce qui se cache derrière cette fonction incompatible avec les ressources limitées de notre planète et pourtant défendue par (presque) tous nos politiciens, de droite comme de gauche. 780 kB
  • une présentation diapo PPT sur la déplétion du pétrole en 3 parties
    partie 1 : 1,5 MB     partie 2 : 1,5 MB    partie 3 : 1,5 MB

Sur le même sujet du "pic pétrolier", vous trouverez une série de diapositives à télécharger sur le site de Robert Bériault. Nous nous sommes inspirés de ces présentations, ainsi que de celles fournies sur le site de Yves Cochet, pour mettre au point la nôtre".

http://www.agir21.org/outils.html (site Suisse)